Anton Kutej

Données personnelles
Né:
Décédé:
Profession:
Persécution:
Détention 26.03.1940 - 15.06.1940,
Camp de concentration de Dachau 15.06.1940 - 15.08.1940,
Camp de concentration de Mauthausen 15.08.1940 - 08.12.1940,
Camp de concentration de Dachau 08.12.1940 - 16.02.1941,
Assassiné le 16.02.1941
Numéro de camp:
Curriculum Vitae
Autrichien d'origine slovène, Anton Kutej naît à Klagenfurt en tant qu'enfant illégitime. Il y vit avec sa mère jusqu'à l'âge de dix ans. Ensuite, tous deux s'installent à Globasnitz. Le curé de la paroisse, Jernej Pšeničnik, permet à cet élève doué de fréquenter le lycée de Klagenfurt à partir de 1923. Il y reçoit également des cours de slovène.
Après avoir obtenu son baccalauréat en 1931, il entre au séminaire de Klagenfurt et commence ses études de théologie. Il est ordonné prêtre le 27 juin 1937 et est nommé aumônier des paroisses de Eisenkappel/Železna Kapla, Neuhaus/Suha, Maria Elend/Podgorje et enfin St. Michael ob Bleiburg/Šmihel nad Pliberkom, à partir de mars 1940.
Anton Kutej, en tant qu'aumônier de St. Michael ob Bleiburg, a déjà affaire à un national-socialiste fanatique comme adversaire dans l'administration communale avant l'invasion allemande de la Yougoslavie. En 1934, après la tentative de putsch nazi réprimée, le secrétaire communal s'était enfui en Allemagne, où il s'était engagé dans la "Légion autrichienne" et était revenu après la "Anschluss".
Au moment de son incorporation, Anton Kutej n'a pas non plus refusé d'emblée de servir dans la Wehrmacht. Mais lorsque le secrétaire communal lui présente le livret militaire pour signature, Anton Kutej refuse et annonce à la place une consultation avec l'ordinariat, ce que le fonctionnaire nazi local voit comme une occasion de porter un coup décisif à Kutej.
L'arrestation par deux hommes de la Gestapo a lieu immédiatement après la messe du mardi de Pâques, le 26 mars 1940, près de l'église paroissiale de Wackendorf/Večna vas. Le Dr Josef Kadras, chancelier de l'ordinariat et collaborateur le plus proche du vicaire capitulaire Andreas Rohracher, le chef du bureau de la Gestapo de Klagenfurt, le Dr Ernst Weimann, lui apprend qu'Anton Kutej a refusé de signer le livret militaire et lui a clairement fait comprendre qu'il ne le ferait pas non plus et que l'allemand n'était pas sa langue maternelle.
Le 15 juin 1940, Anton Kutej est déporté sans procès au camp de concentration de Dachau, et deux mois plus tard, il est transféré au camp de concentration de Mauthausen. Là, comme d'autres prêtres, surtout polonais, il doit effectuer un travail d'esclave sous les plus dures brimades, probablement dans une carrière.
Lorsque, vers la fin de l'année, les SS prennent l'habitude de regrouper à Dachau tous les prêtres déportés dans les camps de concentration, Anton Kutej y est lui aussi renvoyé le 8 décembre 1940 par un convoi de prêtres. Anton Kutej, âgé de 31 ans et de forte corpulence à l'origine, revient au camp de concentration de Dachau déjà en mauvais état physique ; il n'y vivra que deux mois de plus.
Le 16 février 1941, Anton Kutej décède au camp de concentration de Dachau. Le lendemain, le 17 février 1941, sa mère en est informée.
Kutej Anton 16./2.41 3.00 [heure] décédé ici/informer ici dans les 24 heures si la visite du corps est souhaitée/le corps sera incinéré au crématoire de Dachau/en ce qui concerne le transfert de l'urne, contacter le K.L. de Dachau/demander l'acte d'état civil au bureau d'état civil de Dachau/le commandant du camp Pichkowsky [vrai : Piorkowski], SS Sturmbannführer.
L'urne d'Anton Kutej est inhumée le 3 mars 1941 dans l'église paroissiale de St. Kanzian, avec une grande participation de la population.
Lieux
Lieu de décès:
Persécution:
Lieu d'activité:
Hommage:
Citations
- Mikrut, Jan (2000): Blutzeugen des Glaubens. Martyrologium des 20. Jahrhunderts. Band 3 (Wien), p. 155–159.
Peter Pirker (2010): "...den Dreck unterschreib ich nicht!" Anton Kutej, Stefan und Janko Messner - drei Entziehungsversuche aus der Wehrmacht, in: Thomas Geldmacher et al. (Hg.): "Da machen wir nicht mehr mit!" Österreichische Soldaten und Zivilisten vor Gerichten der Wehrmacht, Wien (Mandelbaum), 103–116
